{"id":7346,"date":"2025-08-20T08:07:29","date_gmt":"2025-08-20T08:07:29","guid":{"rendered":"https:\/\/hawai.li\/cicmap\/lieux\/eglise-orthodoxe-russe-a-letranger-paroisse-de-lexaltation-de-la-sainte-croix\/"},"modified":"2025-10-09T15:52:12","modified_gmt":"2025-10-09T15:52:12","slug":"eglise-orthodoxe-russe-a-letranger-paroisse-de-lexaltation-de-la-sainte-croix","status":"publish","type":"lieu","link":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/lieux\/eglise-orthodoxe-russe-a-letranger-paroisse-de-lexaltation-de-la-sainte-croix\/","title":{"rendered":"\u00c9glise orthodoxe russe \u00e0 l\u2019\u00e9tranger &#8211; Paroisse de l&#8217;Exaltation de la Sainte-Croix"},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"featured_media":10341,"template":"","canton":[40],"languages":[548],"class_list":["post-7346","lieu","type-lieu","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","canton-ginevra","languages-russo"],"acf":{"id_cic":"GE0272","community_code":"","location_address":"Rue Rodolphe-TOEPFFER 9, 1206 Gen\u00e8ve","location_website":"https:\/\/eglise-russe.ch\/fr\/home-fr\/","location_canton":40,"location_date":"1854","location_date_details":"","location_affiliation":"Chiesa ortodossa russa fuori dalla Russia, eparchia di Londra e Europa occidentale","location_name":"Cath\u00e9drale orthodoxe de l'Exaltation de la Sainte-Croix","location_type":"Edificio religioso","location_lang":[548],"coords":{"coords_lat":"46.198886","coords_long":"6.153791"},"guided_tour":true,"gallery":[10341,10343,10345],"accordion":[{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Histoire \u00e0 Gen\u00e8ve","block_content":"La premi\u00e8re paroisse orthodoxe russe est institu\u00e9e, en Suisse, pr\u00e8s de Berne en 1816. Au milieu du 19e si\u00e8cle, le Tsar Nicolas 1er, qui redoutait les id\u00e9es lib\u00e9rales en vogue dans notre pays, la transf\u00e8re \u00e0 Francfort. En 1854 toutefois, sous l\u2019impulsion de la grande-duchesse Anna Fiodorovna, une nouvelle chapelle orthodoxe voit le jour dans une maison priv\u00e9e du quartier des Eaux-Vives, \u00e0 Gen\u00e8ve, o\u00f9 s\u2019\u00e9taient \u00e9tablis de nombreux Russes. Il s\u2019agit de la villa Jargonnant qui a laiss\u00e9 place aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019\u00e9cole des Eaux-Vives. Six ans plus tard, l\u2019\u00c9glise orthodoxe russe obtient un terrain du gouvernement genevois, non loin des anciennes fortifications, d\u00e9molies \u00e0 cette \u00e9poque. A cet emplacement se trouvait jusqu\u2019au 15e si\u00e8cle le couvent Saint-Victor, lui-m\u00eame situ\u00e9 sur le site d\u2019un ancien cimeti\u00e8re pal\u00e9ochr\u00e9tien.     \n\n\u00a0\n\nL\u2019\u00e9glise de l\u2019Exaltation de la Sainte Croix est consacr\u00e9e en 1866. Jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9volution russe (1917), elle reste une \u00e9glise de passage. Au 19e si\u00e8cle en effet, Gen\u00e8ve est une destination \u00e0 la mode pour la haute soci\u00e9t\u00e9 russe qui y fait halte lors de ses voyages en Europe, vient y s\u00e9journer pour l\u2019hiver, s\u2019y installe parfois et y envoie ses enfants en pension. L\u00e9on Tolsto\u00ef et Fiodor Dosto\u00efevski y s\u00e9journeront quelques temps. A la fin du si\u00e8cle, la ville devient peu \u00e0 peu le refuge des r\u00e9volutionnaires russes, haut lieu des publications russes clandestines et creuset des partis politiques r\u00e9volutionnaires du pays et de leurs actions. L\u2019\u00e9glise n\u2019est pas leur quartier g\u00e9n\u00e9ral, cela va de soi! Les r\u00e9volutionnaires sont ath\u00e9es mais craignent aussi d\u2019y trouver des espions \u00e0 la solde des autorit\u00e9s. Apr\u00e8s la r\u00e9volution russe de 1917, la paroisse accueille essentiellement des Suisses qui travaillaient en Russie (dans le domaine de l\u2019horlogerie ou comme pr\u00e9cepteurs), dont les enfants \u00e9taient baptis\u00e9s orthodoxes. Avec eux, quelques Russes de la haute soci\u00e9t\u00e9 et quelques riches marchands fuyant le nouveau r\u00e9gime. Une deuxi\u00e8me vague d\u2019immigr\u00e9s russes arrive \u00e0 Gen\u00e8ve apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, mais c\u2019est dans les ann\u00e9es 1980 que le nombre de paroissiens s\u2019accro\u00eet consid\u00e9rablement avec les d\u00e9\u00e7us de la <em>Perestro\u00efka<\/em>. A ceux-ci s\u2019ajoutent les convertis \u00e0 l\u2019orthodoxie, relativement nombreux depuis la fin des ann\u00e9es 1960 et qui sont notamment des catholiques d\u00e9\u00e7us par le concile Vatican II.          \n\n\u00a0\n\nLors de la r\u00e9volution, des paroisses russes de l\u2019\u00e9tranger se d\u00e9tach\u00e8rent du patriarcat de Moscou, dont elles refusaient l\u2019all\u00e9geance au pouvoir sovi\u00e9tique. Elles constitu\u00e8rent l\u2019\u00ab <em>\u00c9glise russe hors-fronti\u00e8res<\/em> \u00bb, \u00c9glise autonome avec un synode \u00e0 New-York et dont fit partie la paroisse orthodoxe russe de Gen\u00e8ve. En 2007, l\u2019\u00c9glise<em> russe hors fronti\u00e8res<\/em> se r\u00e9concilia avec le patriarcat de Moscou tout en gardant une large autonomie. La paroisse de Gen\u00e8ve est d\u00e9sormais une paroisse du dioc\u00e8se d\u2019Europe occidentale de l\u2019\u00c9glise<em> orthodoxe russe hors fronti\u00e8res<\/em>.   \n\n\u00a0\n<h6><strong>Sources :<\/strong><\/h6>\n<h6>P\u00e8re Paul, pr\u00eatre de la paroisse.<\/h6>\n<h6>GR\u00c9ZINE, Ivan, <em>Les orthodoxes russes en Suisse romande. <\/em><em>Essai d\u2019histoire<\/em>, Gen\u00e8ve, Ed. Nemo, 1999, <\/h6>\n<h6>CHICHKINE, Mikha\u00efl, <em>La Suisse russe<\/em>, Fayard, 2007.<\/h6>\n<h6>GORBOFF, Marina, <em>La Russie fant\u00f4me, l\u2019\u00e9migration russe de 1920 \u00e0 1950<\/em>, l\u2019Age d\u2019Homme, 1995.<\/h6>\n<h6>GOUSSEFF, Catherine, <em>L\u2019exil russe. La fabrique du r\u00e9fugi\u00e9 apatride (1920-1939) <\/em> Paris, CNRS \u00c9ditions, 2008.<\/h6>\n<h6>TCHERNIAVSKI, Stanislav, <em>Histoire de l\u2019Eglise orthodoxe russe en Suisse<\/em>, 1817-1917), Arbat-Inform, 2000.<\/h6>"},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Lieu de culte","block_content":"Cette \u00e9glise de style moscovite ancien, est orn\u00e9e, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, de croix encastr\u00e9es en marbre gris. Elle est surmont\u00e9e de neuf coupoles dor\u00e9es qui font de ce b\u00e2timent un \u00e9l\u00e9ment familier du paysage genevois. Ses plans furent dessin\u00e9s par David Ivanovitch Grimm, professeur d\u2019architecture \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-Arts de Saint-P\u00e9tersbourg. En Russie, il participa \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un style national affranchi des emprunts \u00e0 l\u2019architecture d\u2019Europe occidentale et m\u00ealant r\u00e9f\u00e9rences byzantines et russes (dans le style de l\u2019architecture moscovite du 16e et 17e si\u00e8cles). L\u2019Eglise russe de Gen\u00e8ve est repr\u00e9sentative de ce parti pris. Elle fut r\u00e9alis\u00e9e par le bureau d\u2019architecture genevois de Jean-Pierre Guillebaud, architecte incontournable de la Gen\u00e8ve de l\u2019\u00e9poque, en charge des \u00e9difices publics sous l\u2019ancien r\u00e9gime.     \n\n\u00a0\n\nA l\u2019int\u00e9rieur, se trouvent de nombreuses fresques et ic\u00f4nes dont certaines sont tr\u00e8s anciennes. Deux d\u2019entre elles proviennent du Mont Athos, celle de Marie et de Pant\u00e9l\u00e9imon, respectivement \u00e0 droite et \u00e0 gauche de l\u2019iconostase. Une relique de la croix de J\u00e9sus a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9glise lors de sa cons\u00e9cration par le patriarche Cyrille de J\u00e9rusalem. Elle est expos\u00e9e dans une ch\u00e2sse de verre plac\u00e9e dans le bas-c\u00f4t\u00e9 Est avec d\u2019autres reliques de saints. Le narthex \u2013 espace situ\u00e9 avant la nef \u2013 abrite \u00e9galement le tombeau de deux \u00e9v\u00eaques (Mgr L\u00e9onty et Mgr Antony). La fille de Dosto\u00efevski y fut baptis\u00e9e en 1868, on y c\u00e9l\u00e9bra ses fun\u00e9railles quelques mois plus tard.     "},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Activit\u00e9s","block_content":"La communaut\u00e9 compte officiellement 400 paroissiens mais ils sont beaucoup plus nombreux \u00e0 participer \u00e0 la vie de l\u2019Eglise qui s\u2019anime autour des messes dominicales, du cat\u00e9chisme pour les enfants et des activit\u00e9s pastorales (visites aux malades, aux personnes \u00e2g\u00e9es, b\u00e9n\u00e9diction des maisons, etc.). La cath\u00e9drale rassemble aujourd\u2019hui des fid\u00e8les de plus de quinze nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes : outre les paroissiens d\u2019origine russe, serbe, bulgare, grecque, roumaine et \u00e9thiopienne, elle compte \u00e9galement des Moldaves, des Suisses, des Fran\u00e7ais et bien d\u2019autres. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019Ukraine ont aussi rejoint la communaut\u00e9. De plus, beaucoup de couples orthodoxes sont mari\u00e9s \u00e0 des personnes locales, ce qui contribue \u00e0 l\u2019ouverture et \u00e0 la diversit\u00e9 de la vie paroissiale.   \n\n\u00a0\n\nLa liturgie est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e principalement en slavon, avec des lectures en fran\u00e7ais, et les hom\u00e9lies sont donn\u00e9es en fran\u00e7ais et en russe. La cath\u00e9drale offre une vie liturgique tr\u00e8s active : les offices ne se limitent pas au dimanche, mais se d\u00e9roulent \u00e9galement en semaine. Chaque dimanche, plus de 80 enfants communient. Tous les sacrements et offices (bapt\u00eames, mariages, fun\u00e9railles, panikhides, molebens, b\u00e9n\u00e9dictions, etc.) sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s selon la demande des paroissiens, et peuvent \u00eatre accomplis en diff\u00e9rentes langues \u2014 fran\u00e7ais, russe, roumain et d\u2019autres \u2014 en fonction des besoins. Depuis de nombreuses ann\u00e9es, chaque dimanche et lors des grandes f\u00eates, une agape est organis\u00e9e apr\u00e8s la liturgie. Ce moment convivial, ouvert \u00e0 tous, permet aux fid\u00e8les et aux visiteurs, y compris aux touristes de passage, de se rencontrer, d\u2019\u00e9changer et de se soutenir mutuellement. Enfin, l\u2019\u00e9glise propose un accompagnement spirituel personnel : chaque mercredi, des entretiens avec un pr\u00eatre sont possibles, avec ou sans rendez-vous, pour les paroissiens comme pour les personnes ext\u00e9rieures. La cath\u00e9drale organise aussi r\u00e9guli\u00e8rement des s\u00e9minaires et des rencontres mensuelles avec des \u00e9tudiants de diff\u00e9rentes cultures et religions, favorisant le dialogue et la compr\u00e9hension mutuelle. (Informations de l\u2019archipr\u00eatre)        "},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Les \u00c9glises orthodoxes","block_content":"Les \u00c9glises orthodoxes (ou \u00c9glises grecques orthodoxes<sup>1<\/sup>) sont les Eglises qui se sont d\u00e9velopp\u00e9es dans la partie orientale de l\u2019Empire romain, alors de langue grecque. Jusqu\u2019au 11e si\u00e8cle, elles forment avec les Eglises n\u00e9es dans la partie occidentale (sous autorit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome, le pape), l\u2019\u00c9glise indivise : \u00ab une, sainte, catholique (c\u2019est-\u00e0-dire universelle) et apostolique (c\u2019est-\u00e0-dire dans la continuit\u00e9 des ap\u00f4tres<sup>2<\/sup>)\u00bb. Mais l\u2019\u00e9clatement politique de l\u2019Empire (voir encadr\u00e9), les querelles th\u00e9ologiques (notamment sur la nature du Christ, les innovations romaines en mati\u00e8re de liturgie, de pratique ou d\u2019organisation eccl\u00e9siale) et les pr\u00e9tentions de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome \u00e0 la primaut\u00e9 sur les autres patriarches (se basant sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019il est le successeur de Pierre, consid\u00e9r\u00e9 comme le chef des ap\u00f4tres) entrainent des tensions tout au long du premier mill\u00e9naire. Ces tensions aboutissent \u00e0 un schisme, traditionnellement dat\u00e9 de 1054, entre l\u2019\u00c9glise latine sous l\u2019autorit\u00e9 du pape et se revendiquant \u00ab catholique \u00bb, et l\u2019\u00c9glise d\u2019orient sous l\u2019\u00e9gide du patriarche de Constantinople et se pr\u00e9sentant comme \u00ab orthodoxe \u00bb (du grec <em>orthodox\u00e8<\/em>, conforme \u00e0 \u00ab la juste foi \u00bb).   \n\n\u00a0\n\nLes \u00c9glises orthodoxes forment une communion d\u2019\u00c9glises autoc\u00e9phales (autonomes) dirig\u00e9es par des patriarches. Du point de vue th\u00e9ologique, celles-ci se consid\u00e8rent comme une seule et m\u00eame \u00c9glise. Parmi les patriarches, celui de Constantinople (dont le si\u00e8ge est \u00e0 Istanbul) tient une place d\u2019honneur qui lui vaut, depuis le 5e si\u00e8cle, le titre de patriarche \u0153cum\u00e9nique. Les patriarcats les plus anciens sont ceux de Constantinople, Alexandrie, Antioche et J\u00e9rusalem. Il faut y ajouter depuis le 16e si\u00e8cle le patriarcat de Moscou et depuis le 19e celui de Serbie, Roumanie, Bulgarie, G\u00e9orgie, Chypre, Gr\u00e8ce, Pologne, Albanie, R\u00e9publique Tch\u00e8que, et Slovaquie. La plupart de ces autoc\u00e9phalies sont li\u00e9es \u00e0 l\u2019histoire politique des Balkans et sont n\u00e9es suite \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019ind\u00e9pendance par ces pays au 19e et 20e si\u00e8cle. La cr\u00e9ation de ces patriarcats ne se fit pas sans difficult\u00e9s et leur reconnaissance par Constantinople et Moscou a pris du temps. Des diff\u00e9rends subsistent encore entre les patriarcats quant aux conditions de proclamation d\u2019une autoc\u00e9phalie. L\u2019exemple type de ces d\u00e9saccords est l\u2019 \u00ab \u00c9glise orthodoxe en Am\u00e9rique \u00bb reconnue autoc\u00e9phale par Moscou en 1970 mais pas par les autres \u00c9glises orthodoxes.        \n\n\u00a0\n\nAu sein de la communion form\u00e9e par les \u00c9glises orthodoxes, les d\u00e9cisions sont prises de mani\u00e8re coll\u00e9giale lors de synodes r\u00e9unissant les \u00e9v\u00eaques. La primaut\u00e9 du patriarche de Constantinople est d\u2019ordre symbolique et ne lui donne aucun pouvoir de juridiction sur les autres patriarches, contrairement \u00e0 l\u2019\u00c9glise catholique o\u00f9 le pape, \u00e9v\u00eaque de Rome, est le chef de tous les \u00e9v\u00eaques. \n\n\u00a0\n\n\u00a0\n\n<strong>Si vous avez rat\u00e9 le d\u00e9but:<\/strong>\n\n\u00a0\n\nLe christianisme se r\u00e9pand progressivement dans tout l\u2019Empire romain d\u00e8s le premier si\u00e8cle de notre \u00e8re. Les convertis forment de petites communaut\u00e9s locales dirig\u00e9es par des \u00e9v\u00eaques. Pouss\u00e9s par la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019unifier leurs positions sur les questions de gestion et de doctrine, ceux-ci vont progressivement se regrouper autour de l\u2019\u00e9v\u00eaque de la capitale r\u00e9gionale lui reconnaissant volontiers la pr\u00e9s\u00e9ance du fait de l\u2019anciennet\u00e9 et de la taille de sa communaut\u00e9 (le christianisme s\u2019\u00e9tant diffus\u00e9 depuis les grands centres urbains). Parmi ces \u00e9v\u00eaques m\u00e9tropolitains, ceux qui si\u00e8gent dans les villes les plus importantes de l\u2019Empire tiennent une place \u00e9minente qui leur est reconnue par le premier concile \u0153cum\u00e9nique*, le Concile de Nic\u00e9e, en 325. Il s\u2019agit des \u00e9v\u00eaques de Rome, d\u2019Alexandrie, d\u2019Antioche et de J\u00e9rusalem. L\u2019\u00e9v\u00eaque de Constantinople viendra s\u2019ajouter \u00e0 ce quart\u00e9 \u00e0 la suite du Concile de Chalc\u00e9doine (451) pour former \u00e0 la fin du 5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle la <em>pentarchie<\/em>, le gouvernement des cinq patriarches.     \n\n\u00a0\n\nEn 313 les empereurs romains Constantin et Licinius ouvrent au christianisme les voies de la reconnaissance officielle avec l\u2019\u00e9dit de tol\u00e9rance de Milan. Th\u00e9odose I<sup>er <\/sup>en fait la religion d\u2019Etat en 380. A sa mort, celui-ci l\u00e8gue l\u2019Empire \u00e0 ces deux fils, formalisant sa division politique en un Empire d\u2019Orient ayant pour capitale Constantinople (ancienne Byzance) et un Empire d\u2019Occident dont le centre est Rome. En 476, l\u2019Empire romain d\u2019Occident tombe aux mains des envahisseurs laissant seule la partie orientale qu\u2019on appellera d\u00e9sormais l\u2019Empire byzantin. A l\u2019ouest, se forment des monarchies. A l\u2019Est, l\u2019Empire byzantin survit jusqu\u2019en 1453 mais perd des territoires d\u00e8s le 7<sup>e<\/sup> si\u00e8cle lors de la conqu\u00eate arabe (d\u2019abord la Syrie puis le Nord de l\u2019Afrique).     \n\n\u00a0\n\n<sup>1 \u00c0 ne pas confondre avec l\u2019Eglise orthodoxe de Gr\u00e8ce qui est une autoc\u00e9phalie orthodoxe parmi d\u2019autres.<\/sup>\n\n<sup>2 Selon les termes du Concile de Constantinople en 381.<\/sup>"},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"La religiosit\u00e9 chr\u00e9tienne orthodoxe","block_content":"Les \u00c9glises orthodoxes se consid\u00e8rent comme les h\u00e9riti\u00e8res des P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise (surtout orientaux) dont les \u00e9crits sont toujours utilis\u00e9s dans la liturgie et la cat\u00e9ch\u00e8se. Par le respect de ces \u00e9crits, la forme du culte et l\u2019organisation eccl\u00e9siale, elles se consid\u00e8rent comme les fid\u00e8les continuatrices de l\u2019\u00c9glise chr\u00e9tienne des premiers temps. \n\n\u00a0\n\nEn mati\u00e8re de foi, elles partagent avec l\u2019\u00c9glise catholique les dogmes \u00e9tablis lors des sept premiers conciles \u0153cum\u00e9niques, lesquels portent essentiellement sur le message de J\u00e9sus, le \u00ab myst\u00e8re \u00bb de sa personne et fixent le premiers cr\u00e9do. Elles d\u00e9sapprouvent les dogmes adopt\u00e9s par l\u2019\u00c9glise catholique apr\u00e8s cette date, \u00e0 commencer par celui du <em>filioque<\/em> (l\u2019un des catalyseurs de la s\u00e9paration) qui \u00e9tablit que le Saint-Esprit tient sa divinit\u00e9 du P\u00e8re <em>et <\/em>du Fils alors que pour les \u00c9glises orthodoxes le Saint-Esprit proc\u00e8de uniquement du P\u00e8re. \n\n\u00a0\n\nLa \u00ab divine liturgie \u00bb, la messe, est au centre de la vie religieuse. Elle est conduite de fa\u00e7on tr\u00e8s solennelle, compos\u00e9e de pri\u00e8res, de lectures bibliques, de litanies, et rythm\u00e9e par de nombreux chants (mais jamais accompagn\u00e9e d\u2019instruments). Le bapt\u00eame implique une triple immersion faite au nom du P\u00e8re, du Fils et du Saint-Esprit. Il est suivi de la \u00ab chrismation \u00bb, l\u2019onction d\u2019huile sur la personne baptis\u00e9e afin qu\u2019elle re\u00e7oive le don du Saint-Esprit, et de l\u2019eucharistie (c\u00e9l\u00e9bration du sacrifice de J\u00e9sus comm\u00e9mor\u00e9 par le partage du pain et du vin, symboles du son corps immol\u00e9 et de son sang vers\u00e9).   \n\n\u00a0\n\nLes orthodoxes manifestent leur d\u00e9votion \u00e0 J\u00e9sus, \u00e0 Marie et aux saints \u00e0 travers les ic\u00f4nes. Bien plus qu\u2019une simple image de ces derniers, l\u2019ic\u00f4ne est consid\u00e9r\u00e9e comme porteuse de leur nature divine, rendant pr\u00e9sent ce qu\u2019elle repr\u00e9sente. Cette conception se fonde sur l\u2019id\u00e9e que J\u00e9sus est l\u2019image du P\u00e8re et qu\u2019en s\u2019incarnant il a rendu visible l\u2019invisible : la premi\u00e8re ic\u00f4ne est le visage m\u00eame du Christ. De ce fait, elle est per\u00e7ue comme le reflet du monde divin et le m\u00e9dium, lui-m\u00eame v\u00e9n\u00e9r\u00e9, de la d\u00e9votion aux saints. \u00ab Car l\u2019honneur rendu \u00e0 l\u2019image va \u00e0 son prototype, et celui qui v\u00e9n\u00e8re l\u2019ic\u00f4ne v\u00e9n\u00e8re la personne qui s\u2019y trouve \u00bb (selon les conclusions du 7e concile \u0153cum\u00e9nique).    \n\n\u00a0\n\nLes hommes mari\u00e9s peuvent devenir pr\u00eatre mais un pr\u00eatre c\u00e9libataire ne peut se marier apr\u00e8s son ordination. Les \u00e9v\u00eaques sont choisis parmi les moines et sont donc obligatoirement c\u00e9libataires. L\u2019id\u00e9al monastique est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 dans l\u2019orthodoxie o\u00f9, \u00e0 la diff\u00e9rence du monachisme catholique, il est essentiellement contemplatif et n\u2019a pas donn\u00e9 lieu \u00e0 des ordres (il existe dans l\u2019\u00c9glise catholique des ordres contemplatifs mais aussi des ordres dits apostoliques, c\u2019est-\u00e0-dire engag\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9).  "},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":" Indications bibliographiques","block_content":"<ul>\n \t<li>ARMOGATHE, Jean-Robert (dir.), <em>Histoire g\u00e9n\u00e9rale du christianisme<\/em>, \u00e9d PUF, Collection Quadrige, septembre 2010, 2 vol.<\/li>\n \t<li>JANIN, Raymond, <em>Les Eglises orientales et les rites orientaux<\/em>, Lezouzey & An\u00e9, 1997 (5<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d.).<\/li>\n \t<li>LIVINGSTONE, E. A. (ed.), <em>The Concise Oxford Dictionary of the Christian Church<\/em>, Oxford University Press, 2006 (version online 2013).<\/li>\n \t<li>MAYEUR, Jean-Marie (dir.), <em>Histoire du christianisme : des origines \u00e0 nos jours<\/em>, \u00c9d.: 1990-2000, 13 tomes.<\/li>\n \t<li>PATTE, Daniel (\u00e9d.), <em>The Cambridge dictionary of Christianity<\/em>, Cambridge University Press, 2010.<\/li>\n \t<li>RUNCIMAN, Steven, <em>Le Schisme d\u2019Orient, la papaut\u00e9 et les \u00c9glises d\u2019Orient, XI<sup>e<\/sup>-XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles<\/em>, Les Belles Lettres, Paris, 2005.<\/li>\n<\/ul>"}]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/lieu\/7346","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/lieu"}],"about":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/types\/lieu"}],"acf:attachment":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10345"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10343"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10341"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"languages","href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/languages\/548"},{"embeddable":true,"taxonomy":"canton","href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/canton\/40"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10341"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"canton","embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/canton?post=7346"},{"taxonomy":"languages","embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/languages?post=7346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}