{"id":7352,"date":"2025-08-20T08:07:29","date_gmt":"2025-08-20T08:07:29","guid":{"rendered":"https:\/\/hawai.li\/cicmap\/lieux\/paroisse-orthodoxe-francophone-de-geneve-sainte-trinite\/"},"modified":"2025-10-09T15:51:24","modified_gmt":"2025-10-09T15:51:24","slug":"paroisse-orthodoxe-francophone-de-geneve-sainte-trinite","status":"publish","type":"lieu","link":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/lieux\/paroisse-orthodoxe-francophone-de-geneve-sainte-trinite\/","title":{"rendered":"Paroisse orthodoxe francophone de Gen\u00e8ve Sainte-Trinit\u00e9"},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"featured_media":10546,"template":"","canton":[40],"languages":[500,484],"class_list":["post-7352","lieu","type-lieu","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","canton-ginevra","languages-francese","languages-inglese"],"acf":{"id_cic":"GE0278","community_code":"","location_address":"Chemin de Chamb\u00e9sy 37, 1292 Chamb\u00e9sy","location_website":"http:\/\/www.saintecatherine.ch\/","location_canton":40,"location_date":"1974","location_date_details":"","location_affiliation":"Patriarcato Ecumenico di Costantinopoli, Metropolia greco-ortodossa della Svizzera","location_name":"\u00c9glise Sainte Catherine (Centre Orthodoxe du Patriarcat \u0152cum\u00e9nique)","location_type":"Edificio religioso","location_lang":[484,500],"coords":{"coords_lat":"46.242701","coords_long":"6.145921"},"guided_tour":true,"gallery":[10552,10550,10548,10546,10544,10542],"accordion":[{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Histoire \u00e0 Gen\u00e8ve","block_content":"La paroisse orthodoxe francophone est n\u00e9e, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 (1973), de l\u2019initiative d\u2019un groupe d\u2019amis d\u00e9sirant se r\u00e9unir pour c\u00e9l\u00e9brer des offices selon le rite orthodoxe et en fran\u00e7ais. Pour concr\u00e9tiser leur projet, ils s\u2019adressent au directeur du Centre orthodoxe de Chamb\u00e9sy, \u00e0 l\u2019\u00e9poque le p\u00e8re Damaskinos, qui accepte de les accueillir. La communaut\u00e9 se d\u00e9veloppe, une chorale et un groupe de cat\u00e9ch\u00e8se pour adulte se forment. En 1974, le Patriarcat \u0153cum\u00e9nique lui accorde le statut de paroisse de l\u2019archev\u00each\u00e9 d\u2019Autriche (dont d\u00e9pend alors la Suisse \u2013 l\u2019archev\u00each\u00e9 de Suisse ne sera cr\u00e9\u00e9 qu\u2019en 1982) et officialise son \u00e9tablissement \u00e0 Chamb\u00e9sy. Le Centre est alors en plein travaux d\u2019extension. Lorsque l\u2019\u00e9glise Saint-Paul est termin\u00e9e en 1975, la jeune communaut\u00e9 y am\u00e9nage son propre lieu de culte dans la crypte d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la Sainte-Trinit\u00e9 et \u00e0 Sainte-Catherine.     \n\n\u00a0\n<h6><strong>Sources :<\/strong><\/h6>\n<h6>p\u00e8re Jean Renneteau (archimandrite, recteur de la paroisse et vicaire pour les paroisses francophones du dioc\u00e8se de Suisse), et p\u00e8re Alexandre Sadkowski, pr\u00eatre de la paroisse.<\/h6>"},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Lieu de culte","block_content":"Le Centre orthodoxe du Patriarcat \u0153cum\u00e9nique a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1966 par le patriarche \u0153cum\u00e9nique de Constantinople Ath\u00e9nagoras 1<sup>er<\/sup>. Celui-ci souhaitait cr\u00e9er un centre \u00e0 Gen\u00e8ve, ville des organisations internationales y compris religieuses (<a href=\"https:\/\/info-religions-geneve.ch\/communaute\/conseil-oecumenique-des-eglises-2\/\">Conseil \u0153cum\u00e9nique des Eglises<\/a>, F\u00e9d\u00e9ration luth\u00e9rienne mondiale, Conf\u00e9rence des Eglises europ\u00e9ennes, etc.), pour approfondir le dialogue et les relations entre les diff\u00e9rentes Eglises orthodoxes d\u2019une part et les autres confessions chr\u00e9tiennes d\u2019autre part. Le Centre s\u2019installa \u00e0 Chamb\u00e9sy, pr\u00e8s de Gen\u00e8ve, dans une maison de ma\u00eetre achet\u00e9e un an plus t\u00f4t en vue de la r\u00e9alisation de ce projet. Une parcelle de 10 000 m<sup>2<\/sup> de terrain \u00e9tait attenante \u00e0 la maison. Il fut d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y construire une \u00e9glise d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Saint-Paul. Le voisinage s\u2019opposant \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019une architecture traditionnelle de style byzantin, l\u2019architecte Georges Lavas (bureau d\u2019architecture Spiess & Wegm\u00fcller) pris le parti de cr\u00e9er une \u00e9glise moderne qui \u00ab traduise l\u2019 \u00ab esprit \u00bb et non la \u00ab lettre \u00bb \u00bb du lieu de culte orthodoxe. Il conserva, des codes traditionnels, le plan en forme de croix alignant sur l\u2019axe principal sanctuaire \u2013 iconostase \u2013 nef \u2013 narthex (vestibule), et un d\u00f4me central pr\u00e9sentant la figure du Christ Pantocrator. Mais il d\u00e9ploya autour de ces \u00e9l\u00e9ments une enveloppe de b\u00e9ton \u00ab aux trac\u00e9s doux et simples \u00bb, selon ses mots, o\u00f9 la lumi\u00e8re s\u2019amplifie graduellement de l\u2019entr\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019iconostase, pour se d\u00e9verser pleinement \u00e0 la jonction de l\u2019assembl\u00e9e et du sanctuaire. Les peintures murales sont l\u2019\u0153uvre de deux artistes grecs, Rallis Kopsidis et Jean Mitrakas, qui prirent \u00e9galement le parti d\u2019une interpr\u00e9tation moderne des motifs traditionnels.      \n\n\u00a0\n\nL\u2019\u00e9glise Saint-Paul est le lieu de culte de la paroisse grecque orthodoxe. Le Centre accueille aussi la paroisse orthodoxe de langue roumaine, <g id=\"gid_0\">Paroisse Saint Jean-Baptiste<\/g>, et la paroisse orthodoxe de langue arabe, <g id=\"gid_1\">Paroisse de la R\u00e9surrection<\/g>, dont les membres se r\u00e9unissent \u00e0 la chapelle de la R\u00e9surrection, premi\u00e8re chapelle du Centre am\u00e9nag\u00e9e dans la maison de ma\u00eetre. La paroisse orthodoxe francophone occupe la crypte de l\u2019\u00e9glise Saint-Paul qu\u2019elle pr\u00eate chaque mois \u00e0 une communaut\u00e9 g\u00e9orgienne.  \n\n\u00a0\n\nLe site comporte en outre un institut de th\u00e9ologie orthodoxe qui accueille une dizaine d\u2019\u00e9tudiants par ann\u00e9e."},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Activit\u00e9s","block_content":"La paroisse orthodoxe francophone appartient au dioc\u00e8se orthodoxe de Suisse (qui comprend la Suisse et le Liechtenstein), lequel d\u00e9pend du Patriarcat \u0153cum\u00e9nique de Constantinople. Elle rassemble une centaine de familles dont les parents ou grands-parents sont originaires de Russie, de Gr\u00e8ce, de Roumanie mais dont les enfants ou petits-enfants ne parlent plus que le fran\u00e7ais. Elle compte aussi un nombre important de convertis, Suisses et Fran\u00e7ais. Parfois des anglophones se joignent \u00e9galement au groupe qui inclut alors \u00e0 la messe des pri\u00e8res en anglais.   \n\n\u00a0\n\nLa paroisse organise de nombreuses activit\u00e9s pour les enfants et les adolescents : cat\u00e9chisme, activit\u00e9s ludiques d\u2019 \u00ab \u00e9veil \u00e0 la foi \u00bb, sorties spirituelles et culturelles, week-ends pour les familles \u00e0 la montagne. Les adultes quant \u00e0 eux se retrouvent pour des pri\u00e8res et des lectures mensuelles ou pour les r\u00e9p\u00e9titions du ch\u0153ur s\u2019ils en font partie. "},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Les \u00c9glises orthodoxes","block_content":"\u00a0\n\nLes \u00c9glises orthodoxes (ou \u00c9glises grecques orthodoxes<sup>1<\/sup>) sont les \u00c9glises qui se sont d\u00e9velopp\u00e9es dans la partie orientale de l\u2019Empire romain, alors de langue grecque. Jusqu\u2019au 11e si\u00e8cle, elles forment avec les \u00c9glises n\u00e9es dans la partie occidentale (sous autorit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome, le pape), l\u2019\u00c9glise indivise : \u00ab une, sainte, catholique (c\u2019est-\u00e0-dire universelle) et apostolique (c\u2019est-\u00e0-dire dans la continuit\u00e9 des ap\u00f4tres2)\u00bb. Mais l\u2019\u00e9clatement politique de l\u2019Empire (voir encadr\u00e9), les querelles th\u00e9ologiques (notamment sur la nature du Christ, les innovations romaines en mati\u00e8re de liturgie, de pratique ou d\u2019organisation eccl\u00e9siale) et les pr\u00e9tentions de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome \u00e0 la primaut\u00e9 sur les autres patriarches (se basant sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019il est le successeur de Pierre, consid\u00e9r\u00e9 comme le chef des ap\u00f4tres) entrainent des tensions tout au long du premier mill\u00e9naire. Ces tensions aboutissent \u00e0 un schisme, traditionnellement dat\u00e9 de 1054, entre l\u2019\u00c9glise latine sous l\u2019autorit\u00e9 du pape et se revendiquant \u00ab catholique \u00bb, et l\u2019\u00c9glise d\u2019orient sous l\u2019\u00e9gide du patriarche de Constantinople et se pr\u00e9sentant comme \u00ab orthodoxe \u00bb (du grec <em>orthodox\u00e8<\/em>, conforme \u00e0 \u00ab la juste foi \u00bb).   \n\n\u00a0\n\nLes \u00c9glises orthodoxes forment une communion d\u2019\u00c9glises autoc\u00e9phales (ind\u00e9pendantes) dirig\u00e9es par des patriarches. Du point de vue th\u00e9ologique, celles-ci se consid\u00e8rent comme une seule et m\u00eame \u00c9glise. Parmi les patriarches, celui de Constantinople (dont le si\u00e8ge est \u00e0 Istanbul) tient une place d\u2019honneur qui lui vaut, depuis le 5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le titre de patriarche \u0153cum\u00e9nique. Les patriarcats les plus anciens sont ceux de Constantinople, Alexandrie, Antioche et J\u00e9rusalem. Il faut y ajouter depuis le 16<sup>e<\/sup> si\u00e8cle le patriarcat de Moscou et depuis le 19<sup>e<\/sup> celui de Serbie, Roumanie, Bulgarie, G\u00e9orgie, Chypre, Gr\u00e8ce, Pologne, Albanie, R\u00e9publique Tch\u00e8que, et Slovaquie. La plupart de ces autoc\u00e9phalies sont li\u00e9es \u00e0 l\u2019histoire politique des Balkans et sont n\u00e9es suite \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019ind\u00e9pendance par ces pays au 19<sup>e<\/sup> et 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La cr\u00e9ation de ces patriarcats ne se fit pas sans difficult\u00e9s et leur reconnaissance par Constantinople et Moscou a pris du temps. Des diff\u00e9rends subsistent encore entre les patriarcats quant aux conditions de proclamation d\u2019une autoc\u00e9phalie. L\u2019exemple type de ces d\u00e9saccords est l\u2019\u00ab \u00c9glise orthodoxe en Am\u00e9rique \u00bb reconnue autoc\u00e9phale par Moscou en 1970 mais pas par les autres \u00c9glises orthodoxes.        \n\n\u00a0\n\nAu sein de la communion form\u00e9e par les \u00c9glises orthodoxes, les d\u00e9cisions sont prises de mani\u00e8re coll\u00e9giale lors de synodes r\u00e9unissant les \u00e9v\u00eaques. La primaut\u00e9 du patriarche de Constantinople est d\u2019ordre symbolique et ne lui donne aucun pouvoir de juridiction sur les autres patriarches, contrairement \u00e0 l\u2019\u00c9glise catholique o\u00f9 le pape, \u00e9v\u00eaque de Rome, est le chef de tous les \u00e9v\u00eaques. \n\n\u00a0\n\n<strong>Si vous avez rat\u00e9 le d\u00e9but:<\/strong>\n\n\u00a0\n\nLe christianisme se r\u00e9pand progressivement dans tout l\u2019Empire romain d\u00e8s le premier si\u00e8cle de notre \u00e8re. Les convertis forment de petites communaut\u00e9s locales dirig\u00e9es par des \u00e9v\u00eaques. Pouss\u00e9s par la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019unifier leurs positions sur les questions de gestion et de doctrine, ceux-ci vont progressivement se regrouper autour de l\u2019\u00e9v\u00eaque de la capitale r\u00e9gionale lui reconnaissant volontiers la pr\u00e9s\u00e9ance du fait de l\u2019anciennet\u00e9 et de la taille de sa communaut\u00e9 (le christianisme s\u2019\u00e9tant diffus\u00e9 depuis les grands centres urbains). Parmi ces \u00e9v\u00eaques m\u00e9tropolitains, ceux qui si\u00e8gent dans les villes les plus importantes de l\u2019Empire tiennent une place \u00e9minente qui leur est reconnue par le premier concile \u0153cum\u00e9nique*, le Concile de Nic\u00e9e, en 325. Il s\u2019agit des \u00e9v\u00eaques de Rome, d\u2019Alexandrie, d\u2019Antioche et de J\u00e9rusalem. L\u2019\u00e9v\u00eaque de Constantinople viendra s\u2019ajouter \u00e0 ce quart\u00e9 \u00e0 la suite du Concile de Chalc\u00e9doine (451) pour former \u00e0 la fin du 5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle la <em>pentarchie<\/em>, le gouvernement des cinq patriarches.     \n\n\u00a0\n\nEn 313 les empereurs romains Constantin et Licinius ouvrent au christianisme les voies de la reconnaissance officielle avec l\u2019\u00e9dit de tol\u00e9rance de Milan. Th\u00e9odose I<sup>er <\/sup>en fait la religion d\u2019\u00c9tat en 380. A sa mort, celui-ci l\u00e8gue l\u2019Empire \u00e0 ces deux fils, formalisant sa division politique en un Empire d\u2019Orient ayant pour capitale Constantinople (ancienne Byzance) et un Empire d\u2019Occident dont le centre est Rome. En 476, l\u2019Empire romain d\u2019Occident tombe aux mains des envahisseurs laissant seule la partie orientale qu\u2019on appellera d\u00e9sormais l\u2019Empire byzantin. A l\u2019ouest, se forment des monarchies. A l\u2019Est, l\u2019Empire byzantin survit jusqu\u2019en 1453 mais perd des territoires d\u00e8s le 7<sup>e<\/sup> si\u00e8cle lors de la conqu\u00eate arabe (d\u2019abord la Syrie puis le Nord de l\u2019Afrique).     \n\n\u00a0\n<h6><sup>1<\/sup> \u00c0 ne pas confondre avec l\u2019\u00c9glise orthodoxe de Gr\u00e8ce qui est une autoc\u00e9phalie orthodoxe parmi d\u2019autres.<\/h6>\n\u00a0\n<h6><sup>2<\/sup> Selon les termes du Concile de Constantinople en 381.<\/h6>"},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"La religiosit\u00e9 chr\u00e9tienne orthodoxe","block_content":"Les \u00c9glises orthodoxes se consid\u00e8rent comme les h\u00e9riti\u00e8res des P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise (surtout orientaux) dont les \u00e9crits sont toujours utilis\u00e9s dans la liturgie et la cat\u00e9ch\u00e8se. Par le respect de ces \u00e9crits, la forme du culte et l\u2019organisation eccl\u00e9siale, elles se consid\u00e8rent comme les fid\u00e8les continuatrices de l\u2019\u00c9glise chr\u00e9tienne des premiers temps. \n\n\u00a0\n\nEn mati\u00e8re de foi, elles partagent avec l\u2019\u00c9glise catholique les dogmes \u00e9tablis lors des sept premiers conciles \u0153cum\u00e9niques, lesquels portent essentiellement sur le message de J\u00e9sus, le \u00ab myst\u00e8re \u00bb de sa personne et fixent le premiers cr\u00e9do. Elles d\u00e9sapprouvent les dogmes adopt\u00e9s par l\u2019\u00c9glise catholique apr\u00e8s cette date, \u00e0 commencer par celui du <em>filioque<\/em> (l\u2019un des catalyseurs de la s\u00e9paration) qui \u00e9tablit que le Saint-Esprit tient sa divinit\u00e9 du P\u00e8re <em>et <\/em>du Fils alors que pour les \u00c9glises orthodoxes le Saint-Esprit proc\u00e8de uniquement du P\u00e8re. \n\n\u00a0\n\nLa \u00ab divine liturgie \u00bb, la messe, est au centre de la vie religieuse. Elle est conduite de fa\u00e7on tr\u00e8s solennelle, compos\u00e9e de pri\u00e8res, de lectures bibliques, de litanies, et rythm\u00e9e par de nombreux chants (mais jamais accompagn\u00e9e d\u2019instruments). Le bapt\u00eame implique une triple immersion faite au nom du P\u00e8re, du Fils et du Saint-Esprit. Il est suivi de la \u00ab chrismation \u00bb, l\u2019onction d\u2019huile sur la personne baptis\u00e9e afin qu\u2019elle re\u00e7oive le don du Saint-Esprit, et de l\u2019eucharistie (c\u00e9l\u00e9bration du sacrifice de J\u00e9sus comm\u00e9mor\u00e9 par le partage du pain et du vin, symboles du son corps immol\u00e9 et de son sang vers\u00e9).   \n\n\u00a0\n\nLes orthodoxes manifestent leur d\u00e9votion \u00e0 J\u00e9sus, \u00e0 Marie et aux saints \u00e0 travers les ic\u00f4nes. Bien plus qu\u2019une simple image de ces derniers, l\u2019ic\u00f4ne est consid\u00e9r\u00e9e comme porteuse de leur nature divine, rendant pr\u00e9sent ce qu\u2019elle repr\u00e9sente. Cette conception se fonde sur l\u2019id\u00e9e que J\u00e9sus est l\u2019image du P\u00e8re et qu\u2019en s\u2019incarnant il a rendu visible l\u2019invisible : la premi\u00e8re ic\u00f4ne est le visage m\u00eame de J\u00e9sus. De ce fait, elle est per\u00e7ue comme le reflet du monde divin et le m\u00e9dium, lui-m\u00eame v\u00e9n\u00e9r\u00e9, de la d\u00e9votion aux saints. \u00ab Car l\u2019honneur rendu \u00e0 l\u2019image va \u00e0 son prototype, et celui qui v\u00e9n\u00e8re l\u2019ic\u00f4ne v\u00e9n\u00e8re la personne qui s\u2019y trouve \u00bb (selon les conclusions du 7e concile \u0153cum\u00e9nique).    \n\n\u00a0\n\nLes hommes mari\u00e9s peuvent devenir pr\u00eatre mais un pr\u00eatre c\u00e9libataire ne peut se marier apr\u00e8s son ordination. Les \u00e9v\u00eaques sont choisis parmi les moines et sont donc obligatoirement c\u00e9libataires. L\u2019id\u00e9al monastique est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 dans l\u2019orthodoxie o\u00f9, \u00e0 la diff\u00e9rence du monachisme catholique, il est essentiellement contemplatif et n\u2019a pas donn\u00e9 lieu \u00e0 des ordres (il existe dans l\u2019\u00c9glise catholique des ordres contemplatifs mais aussi des ordres dits apostoliques, c\u2019est-\u00e0-dire engag\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9).  "},{"acf_fc_layout":"accordion_text","block_title":"Indications bibliographiques","block_content":"<ul>\n \t<li>ARMOGATHE, Jean-Robert (dir.), <em>Histoire g\u00e9n\u00e9rale du christianisme<\/em>, \u00e9d PUF, Collection Quadrige, septembre 2010, 2 vol.<\/li>\n \t<li>JANIN, Raymond, <em>Les Eglises orientales et les rites orientaux<\/em>, Lezouzey & An\u00e9, 1997 (5<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9d.).<\/li>\n \t<li>LIVINGSTONE, E. A. (ed.), <em>The Concise Oxford Dictionary of the Christian Church<\/em>, Oxford University Press, 2006 (version online 2013).<\/li>\n \t<li>MAYEUR, Jean-Marie, sous la direction de, <em>Histoire du christianisme : des origines \u00e0 nos jours<\/em>, \u00c9d.: 1990-2000, 13 tomes.<\/li>\n \t<li>PATTE, Daniel (\u00e9d.), <em>The Cambridge dictionary of Christianity<\/em>, Cambridge University Press, 2010.<\/li>\n \t<li>RUNCIMAN, Steven, Le Schisme d\u2019Orient, la papaut\u00e9 et les \u00c9glises d\u2019Orient, XIe-XIIe si\u00e8cles, Les Belles Lettres, Paris, 2005.<\/li>\n<\/ul>"}]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/lieu\/7352","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/lieu"}],"about":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/types\/lieu"}],"acf:attachment":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10542"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10544"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10546"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10548"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10550"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10552"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"languages","href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/languages\/500"},{"embeddable":true,"taxonomy":"languages","href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/languages\/484"},{"embeddable":true,"taxonomy":"canton","href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/canton\/40"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10546"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7352"}],"wp:term":[{"taxonomy":"canton","embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/canton?post=7352"},{"taxonomy":"languages","embeddable":true,"href":"https:\/\/geo-religions.ch\/it\/wp-json\/wp\/v2\/languages?post=7352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}